Sur un catamaran, la pêche à la traîne ne demande ni bateau spécialisé ni gros budget. Deux lignes à l’arrière, une vitesse régulière, et le poisson du soir arrive souvent avant le mouillage.

Le matériel qui suffit
Deux cannes courtes de traîne et des moulinets à tambour tournant couvrent l’essentiel. Les lignes sont fixées sur les supports du balcon arrière, l’une un peu plus longue que l’autre pour éviter qu’elles se croisent.
- Leurres à jupe et poissons nageurs de 10 à 18 cm.
- Bas de ligne en fluorocarbone ou en acier selon les espèces visées.
- Une gaffe, des gants et un torchon mouillé pour maîtriser la prise.
- Une glacière ou un bac avec de la glace, prêt avant de mettre les lignes à l’eau.
Vitesse et trajectoire
La traîne se pratique entre 5 et 8 nœuds, la vitesse naturelle d’un Lagoon 440 sous voiles par vent modéré. Les pélagiques chassent souvent au bord des tombants, des courants et des oiseaux en chasse : passer près de ces zones augmente les chances.

Après la touche
On réduit la toile ou on lofe pour ralentir, puis on remonte le poisson sans précipitation. Une fois à bord, il est saigné et mis à la glace rapidement : c’est ce qui fait la qualité des filets. La plateforme de bain, facile à rincer, est l’endroit idéal pour le nettoyer.

Ce que l’on vérifie avant de pêcher
- La réglementation locale : zones protégées, tailles minimales et quotas varient d’un pays et d’une province à l’autre.
- Le risque de ciguatera, surtout pour certains poissons de récif : se renseigner auprès des pêcheurs et des autorités locales.
- Le pont dégagé : rien ne doit gêner le passage de la ligne ni la manœuvre.
Dans le carnet de bord. Date, espèce, leurre utilisé et conditions de vent sont notés après chaque prise. La zone reste générale : le site ne publie aucune position.
