Un bon mouillage se prépare avant d’arriver. L’abri doit tenir compte du vent prévu pour la nuit, pas seulement de celui de l’après-midi.

Choisir l’abri
On regarde la prévision sur 24 heures : direction, force et rotation du vent, houle résiduelle. Une baie parfaite par alizé peut devenir un piège si le vent tourne à l’ouest dans la nuit.
Choisir le fond
Le sable et la vase tiennent bien. Le corail ne se laboure pas : il se protège, et l’ancre y croche mal. Quand des bouées de mouillage existent, on les utilise.
Longueur de chaîne et patte d’oie
- Par beau temps, au moins trois fois la profondeur en chaîne ; davantage dès que le vent forcit.
- Sur un catamaran, une patte d’oie reliée aux deux étraves répartit l’effort et limite l’évitage.
- Une marche arrière progressive permet de vérifier que l’ancre a croché.
- Le cercle d’évitage doit rester libre de tout autre bateau et de tout haut-fond.

Surveiller, surtout la nuit
L’alarme de mouillage du traceur ou du téléphone est réglée avant la nuit. On note un ou deux amers à terre, et l’on se lève si le vent change de secteur. Un mouillage qui tient à 18 heures n’est pas garanti à 3 heures du matin.

Dans le carnet de bord. Profondeur, nature du fond, longueur de chaîne, vent prévu et vent observé. Ces notes servent la fois suivante, sans publier le lieu.
